Le Shih Tsu

L'invasion de la
Chine par les Japonais, en 1937, marqua
la disparition
définitive de la race de son pays d'origine.
Il faut se
féliciter de ce que certains Occidentaux aient pu se
procurer
plusieurs spécimens de Shih Tsu avant la date fatale,
faute de quoi
l'avenir de la race aurait été gravement compromis.
Les Anglais,
prudents, avaient importé leurs premiers Shih Tsu
dès 1930. La
femme d'un ambassadeur avait elle-même ramené
trois spécimens
de Chine en 1932. Ce pendant, l"effectif des
Shih Tsu resta
longtemps trop faible pour permettre à la
race d'être
jugé dans une classe qui lui fût propre. Les
Shih Tsu furent
donc jugés en miscellaneous classes,
et cela jusqu'en
1946. Les amateurs européens durent d'ailleurs
patienter
jusqu'en 1957 pour voir leur race dotée d'un premier
standard reconnu
par la toute puissance Fédération cynologique
internationnale.
Voila une partie de l'histoire des Shih Tsu

Maintenant que
vous connaissez ses origines
et une partie de
son histoire.
Son
comportement
On dit qu'il
s'agit d,un chien. Mais faut-il le croire?
Quiconque a
déjà côtoyé "l'honorable monsieur Shih Tsu"
peut légitiment
en douter. Car cet être-là tient à la fois du lion
par son aspect,
du chat par son indépendance
et du singe par
ses facéties, parfois déconcertantes. Pour
profiter
pleinement de son Shih Tsu, il faut savoir rentrer
dans son jeu,
devenir son complice... sans être son esclave,
le juste milieu
devenant parfois difficile à trouver.
Il est
irrésistible, ce bougre de Shih Tsu. À le voir, on pourrait
l'imaginer
prétencieux, orgueilleux, désagréable.
Mais dans
l'intimité, il n'y a pas plus adorable, plus joueur,
plus simple.
Alors évidemment, on se laisse volontier désarmer,
embarquer sur la
pente glissante, pour se retrouver en bas,
à la merci de
son chien. Un Shih Tsu, qu'il soit chien,
lion, chat ou
singe, vous fait capituler.
Heureusement, il
n'en profite pas trop. Bien sûr, il trouve
toujours moyen de
persuader les personnes avec aui il vit
de satisfaire
quelques-uns de ses petits caprices, mais on ne peut
pas dire qu'il
abuse de leur bonne volonté. D'il est bien nourri,
bien peigné,
bien promené et bien choyé, il n'en demandera
pas plus, en
très grand seigneur. D'ailleurs, il donne tellement
en échange de ce
qu'il recoit! Le Shih Tsu est un subtil
mélange
d'indépendance revendiquée et de présence chaleureuse
d'omniprésence,
plustôt, car quand on a besoin de lui il est
toujours là.


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